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  • Cendrine Vanderhoeven

Le "NON" comme outil à l'épanouissement féminin !

Apprenez à dire « non » pour mieux poser vos limites, donner davantage d'espace à votre liberté de Femme et centrer votre Energie féminine d'abord sur Vous !


Les femmes ont souvent plus de difficulté à se sentir suffisamment sûres d’elles-mêmes pour dire « non » sans culpabilité, sans peur , sans crainte d’être jugée et en acceptant de, parfois, décevoir l’autre.


Dire "non", est une forme de désobéissance à l’ordre de bonne conduite où les filles doivent faire passer les Autres avant Elle.

Devenez désobéissante, au sens noble du terme, en exprimant votre refus, en osant, en agissant, en vous trompant parfois, en vous relevant d’un échec, en vivant un certain inconfort à dire "non", surtout au début.


Vivez ces "non" comme une occasion de sublimation de VOUS et non comme un poids supplémentaire de culpabilité ou de mal-être à porter !


Le « non » n’est pas un signe de faiblesse mais au contraire une solution à aller à votre Essentiel !

Pour cela, il faut apprendre à se faire confiance, à essayer du bancal plutôt que de ne rien faire.


Il faut apprendre à se valoriser et se remercier d’être une femme telle qu’on est, en lâchant la façade pour s’ancrer dans sa puissance féminine.


Cette nouvelle façon de vous connecter à vous et de changer la relation aux Autres est certes déstabilisante car il s’agit de créer un nouveau mode de communication,

s’offrir une nouvelle vie avec une nouvelle relation à soi,

à l’autorité réelle ou pensée,

aux hommes, à son homme.


Dire « non », ne doit pas se transformer en un stress supplémentaire à votre vie ( même si le ou les premiers « non » seront un peu confrontants), ni même un défi,

mais plutôt comme une opportunité !


En pratique, à la prochaine demande à laquelle vous auriez dit « oui » sans réfléchir, trop spontanément, à votre entourage privé ou professionnel, dites d’emblée « je vais réfléchir ».

Ne répondez plus immédiatement le « oui » de la gentillesse, de la complaisance, de l’empathie,…


Répétez cette scène plusieurs fois, avant sa réalisation concrète, dans votre tête avec la personne qui a tendance à toujours tirer la corde en vous mettant sans cesse à contribution.

Prenez le temps d’imaginer tous les détails de la demande (description minutieuse du lieu de la demande, moment précis de la journée, visage détaillé de la personne, ton habituel de sa voix, voire son odeur ou celle de la pièce …

Prenez une grande respiration lente et longue) et dites en réponse à voix haute

« je vais réfléchir ».


Attendez-vous à ce que L’Autre, qui reçoit votre "je vais réfléchir" ( comme votre futur "non" éventuel) va vous houspiller d’autant que vous adoptez une attitude qui le/la déstabilise puisque ce n’est pas votre habitude.


Restez sur vos positions en exprimant par exemple : « J’entends ta demande mais je te dis que je vais réfléchir et j’apporterai une réponse demain (ou dans deux jours ou …).


A répéter autant de fois que l’autre n’entend pas votre réponse et ne la respecte pas.


Ce n’est pas à vous à perdre pied ni à culpabiliser de ne pas répondre tout de suite, c’est à l’Autre à apprendre à entendre et respecter votre attitude.


Prenez le temps de vous octroyer quelques minutes, pour vous asseoir,

respirez profondément et vous interroger vis-à-vis de la question :

Quel sens a vraiment cette demande pour vous ?

Résonne-t-elle en vous plutôt comme un « oui » ou un « non » ?

A quoi correspondrait le « Oui » de votre réponse ? De l’égo ? Besoin de reconnaissance ? De la Peur ?

Et à quoi correspondrait le « Non » de votre réponse ? Un "non" de convenance, de défi, de principe, de jeu mais qui ne correspondrait pas à votre alignement interne? A la réalité de vos ressenti ? A un respect de Vous ? A une limite nécessaire pour Vous ?


Toujours se laisser au minimum une nuit de réflexion (pas une nuit sans sommeil, au contraire une nuit de sommeil vous porte conseil en permettant de prendre un certain recul vis-à-vis de la demande). Eventuellement donnez une date ou un nombre de jours précis pour votre réponse, histoire que l’Autre ne fulmine pas trop.


Si le "Non" raisonne en Vous,


Faites l’exercice de projection imaginative avec un NON précis, nette, "tranchant" !


Répétez cette scène plusieurs fois, avant sa réalisation concrète, dans votre tête avec la personne qui a tendance à toujours tirer la corde en vous mettant sans cesse à contribution.

Prenez le temps d’imaginer tous les détails de la demande (description minutieuse du lieu de la demande, moment précis de la journée, visage détaillé de la personne, ton habituel de sa voix, voire son odeur ou celle de la pièce …

Prenez une grande respiration lente et longue) et dites en réponse à voix haute

" Non, je ne vais pas…" ; "Non, je ne ferai pas…" ; "Non, je refuse…" ; Non, je n'accepte pas…"


Mais tout d’abord, vous devez inonder votre espace de vie de petites phrases de confiance en soi dans le cadre précis du "NON" :


- « j’ai le droit de dire non » ; « je peux dire non » ; « je veux dire non à… » ; « je vais dire non à … » ; « je le fais de mon mieux et c’est bien pour moi ! »


- « je me respecte en disant non » ; « je me sens forte en disant non » ; « je prends la place que je souhaite en disant non » ; « j’exprime à la vie (que ce soit au travers de mon homme, de mon boss, de ma mère, de ma belle-mère...) mes limites en disant non » ; « je laisse exprimer mon Essentiel en disant non ».


Idéalement, connectez-vous à votre corps quand vous vous répétez la phrase parmi celles-ci qui vous parle. Exprimez-là et respirez plusieurs fois profondément pour la vivre de l’intérieur.


Quand votre tête vient alimenter votre corps, et vice versa, c’est votre cœur qui peut enfin s’exprimer ! Votre énergie enfuie et étouffée trouvera ainsi les chemins de l’expression.


Ainsi vous apprenez à dire « non » à la prochaine demande, privée ou professionnelle, qui ne raisonne pas en vous comme toutes ces réponses positives que vous avez données pour faire plaisir à l’autre, pour voir le sourire de remerciement, pour éviter une colère, pour aller plus vite, pour être une femme conciliante, une fille serviable, une mère idéale, bref une wonderwoman éternelle….


En sexualité, le « non » a aussi toute sa place. Il est extrêmement important que les femmes osent dire « non » en sexualité quand une demande ou un acte ne résonne pas avec sa petite voix intérieure mais qu’elle dit oui par complaisance ou peur de représailles.


D’autant que notre société valorise la consommation et la performance et le sexe n’y échappe pas.

La consommation toujours exacerbée des corps, et toujours un peu plus de celui des femmes.


Trop de jeunes adolescentes acceptent une fellation alors qu’elles n’en ont pas envie.

Trop de femmes acceptent une sodomie alors qu’elles ne la souhaitent pas.

Trop de femmes acceptent des relations sexuelles sans aucun désir.


Comment se fait-il dès lors que les femmes se sentent contraintes d’accepter ?

Qui dictent les règles ?

Qui créent les références ?

Et qui fait croire aux hommes, mais aux femmes aussi, qu’au fond elles adorent la contrainte ?


La pornographie !


Elle est réalisée par et pour les hommes, donc phallo-centrée, où une sexualité dominante, pénétrante, dites de « consumering masculine », est devenu un modèle bien loin de l’érotisme et de la sensualité qui font vibrer le corps des femmes !


La pornographie a toujours existée mais plus cachée. Soit en images fixes ou sous forme de vidéocassette ou de dvd passés sous les manteaux. Le fait de devoir aller acheter ces supports chez le buraliste ou au dans une vidéothèque, à visage découvert, rendait l’accessibilité moins évidente. Il s’agissait plus d’un petit trafic entre hommes d’amusement et d’exacerbation des fantasmes.


Actuellement, la pornographie est rentrée dans les habitudes d’une consommation au sein des foyers. Cet accès devenu si aisé et si varié, a érigé la pornographie au rang de modèle, et non plus comme exécutoire épisodique dont un certain « interdit moral »qui pouvait même amuser les Désirs.

De plus, les images pornographiques sur papier glaçé avaient le mérite de laisser court à l’imagination au départ de ces scènes pour ceux et celles qui en étaient friands.

Avec les films pornographiques, plus d’espace pour ses fantasmes, plus d’espace aux envies discutées et partagées, plus d’espaces à ses expressions corporelles individuelles mais une imposition du "qui fait quoi", "de qui ( que les femmes dans les films porno hétérosexuels) subit quoi", du "quand et comment" avec un résultat mensonger : la jouissance féminine à cette sexualité dominante et pénétrante.

Si la pornographie pourrait être un outil d’inspiration fantasmatique pour ceux qui en manque, elle ne devrait pas être un modèle d’une sexualité d’épanouissement sexuel de toutes et de tous !

Réalisez-vous que le site Pornhub ne cesse de grandir avec 8,5 milliards de visites de plus qu'en 2018. En 2019, Pornhub a enregistré 115 millions de visites par jour.


N’ayons, dès lors, pas la naïveté de croire que la pornographie n’influence pas la vie sexuelle des couples et particulièrement la soumission des femmes dans leur vie sexuelle.

Réalisez-vous que 1 fraçaises-e sur 5 considère que beaucoup de femmes qui disent « non » à une proposition de relation sexuelle, veulent en fait dire « oui ».

Un même nombre juge que lors d’une relation sexuelle, les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées.

1 français-e sur 3, pensent qu’à l’origine d’un viol, il y a souvent un malentendu.


Tous ces chiffres mais aussi bien d’autres aussi édifiants se retrouvent dans la campagne « Stop au Déni » qui montre à quel point nos sociétés humaines nous insufflent le message comme quoi la femme doit se laisser faire, se taire, subir, avec même une certaine responsabilité et une certaine jouissance de ce qui lui arrive.


Cela s’appelle « la culture du viol » qui est une culture qui encouragent les femmes à offrir du sexe pour faire plaisir, ou pour se débarrasser d’une corvée, ou parce qu’elles ont peur des conséquences.


Il faut savoir que 97% des agresseurs sexuels sont des hommes et que 58% des agressions sexuelles ont lieu au sein du couple.

Si les viols existaient bien avant les médias du sexe, les mentalités, nos mentalités doivent radicalement changer au travers d’informations à passer, de conscientisation à faire émerger, d’éducation affective et sexuelle à offrir dès le plus jeune âge, de silences à briser,

le « NON » est une arme de l’ici et du maintenant à exercer, à entrainer par chacune de nous dans toutes les sphères de nos vies.


Au plus de « NON » féminins seront entendus, au plus les états d’esprit changeront.


Tout ne sera pas parfait dès demain mais au moins la route vers votre respect féminin, votre alignement féminin et votre brillance féminine devient à portée de main.


Et chaque petite graine de « NON » semée par chaque femme, sera la semence de son émancipation mais aussi celles de toutes les femmes d’aujourd’hui et de demain.


Ce « non » doit sortir de vos entrailles ;

D’abord en reconnaissant lorsque votre corps vous envoie un signal de refus, d’inconfort, de mal-être à accepter la demande de l’Autre ;

Pour ensuite le faire sortir de votre centre de gravité, de votre ventre et bas-ventre, de votre puissance féminine, pour verbaliser cette perception par un « non » clair et ferme.


Il s’agit ici d’aligner votre positionnement et votre attitude avec votre vibration intérieure.


Votre bouche exprime ce qui se passe dans votre corps !


Ce n’est pas dans la tête que cela se passe, c’est dans VOTRE CORPS !


N’oubliez pas que tout s’apprend, que tout est cheminement, mais pas trop longtemps pour pouvoir savourer les résultats de vos « NON », abondamment !


D’autres clefs pour devenir épanouie sexuellement sont en voie d’écriture, n’hésitez pas à mettre un commentaire en fin d’article ou liker ou vous abonner pour recevoir la suite en primeur !


Cendrine Vanderhoeven

Œuvre d'Art réalisée par Bénédicte Philippe, Belgium

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